"Les Pieds-Noirs ont l'intention de changer le Monde ..."

Chers Compatriotes Pieds-Noirs,

Profitant de la trêve des confiseurs, je relisais hier soir, une phrase écrite par le Général Salan, rapportée par les historiens Jean-Jacques Jordi et Guy Pervillé.

« Si les Pieds-Noirs ne sont pas capables de faire ce qu’ont fait les Israéliens, alors de Gaulle a eu raison ! »

 

Et j’ai retrouvé également un faux montage photographique à partir d’une couverture de Leaders que m’avait fait parvenir une compatriote me présentant comme « l’homme qui veut changer le monde ».

Ce que visait le Général Salan était la création d’un État Pied-Noir indépendant suite à la volonté de la métropole française d’abandonner les 15 départements d’Algérie et leurs habitants à leur sort.

 

Je fus le témoin de la volonté du Général Jouhaud de s’opposer à ce sort indigne en proposant la création d’une république algérienne pied-noir.

 

Il fut le seul officier supérieur français de son rang à être condamné à mort. La réponse de la Vème République était là.

Plus tard, je fus le témoin de la volonté d’une poignée de responsables Pieds-Noirs d’envisager la création d’un État Pied-Noir en 1962 pour nous permettre de vivres librement sur notre terre natale.

 

De janvier 1962 à décembre 1962, tous ces patriotes furent abattus, les uns après les autres. Ce fut le cas de mon père, René Villard.

J’ai assisté à tous les enterrements avec le Drapeau Français sur les cercueils.

Cette année-là, j’ai fait le serment avec d’autres jeunes pieds-noirs de l’époque, de changer effectivement le monde et de créer un État Pied-Noir indépendant et pacifique afin de témoigner avant notre disparition que nous sommes peut-être capables d’être des hommes maîtres de leur destin, comme les Israéliens.

 

De 1962 à ce jour, nous avons surmonté tous les obstacles : la calomnie, les arrestations, les enlèvements, la torture, la prison, les massacres, la ruine, l’expropriation forcée, l’exode, la dispersion et enfin, depuis quelques mois, les insultes d’un chef d’État français qui nous assimilent à des criminels de guerre et qui veut effacer toutes traces de notre passage dans les archives de la France.

 

Lorsque l’on veut vivre avec le cœur en paix, il faut effacer de sa mémoire le nom de ceux qui ont prémédité, préparé et exécuté les morts collectives de peuples entiers.

 

Par contre, il est nécessaire de construire un Temple qui abritera la flamme du souvenir et qui permettra aux vestales de la préserver tout en créant une humanité nouvelle générée par l’ancienne et débarrassée des souillures politiques qui l’ont couverte, il fut un temps.

 

En 1972, avec les conseils du Général Jouhaud et sous sa Présidence d’honneur, mes camarades et moi, nous avons créé l’Association Patria Nostra, en compagnie de Jeunes Pieds-Noirs issus de diverses associations nationales afin de pouvoir installer notre Peuple, notre Nation et notre État sur le domaine du château de Cambous dans l’Hérault.

 

Ce domaine, propriété d’une caisse sociale de Pieds-Noirs, avait été réquisitionné, comme 57 autres domaines de même nature, sans droit, ni titre, ni paiement par la Vème République française et remis, sans autre forme de procès, clefs en mains, à la première République algérienne qui les a négligés.

 

Aujourd’hui, ces domaines sont abandonnés, squattés ou vendus dans des conditions particulières à des sociétés algériennes ou à des particuliers, en méprisant tous les textes internationaux et le droit français concernés.

 

Ces domaines deviendront-ils des camps d’entraînements pour des organisations terroristes qui veulent détruire la civilisation occidentale ?

Nous nous opposerons à ce destin funeste.

 

Pourtant, des milices armées étrangères les gardent déjà. C’est pour dire que le problème est grave et urgent.

 

Les Pieds-Noirs n’ont jamais perçu une quelconque réparation de leurs pertes immobilières, mobilières, physiques et morales, conséquences d’une guerre entre la France et des puissances intérieures ou extérieures. Certains ont pu percevoir une indemnisation distribuée au compte-goutte dans le cadre d’une aide à la réinstallation. Il faut retenir que cette guerre d’indépendance ne les concernait pas mais qu’ils en en furent les victimes collatérales et expiatoires.

 

En 2022, l’État que nous avons créé de toutes pièces, la Fédération des Deux Rives, réclamera officiellement, devant les tribunaux internationaux,

· la restitution aux Pieds-Noirs des biens immobiliers de leurs caisses sociales (24.000 hectares rien qu’en France)

· le paiement de dommages de guerre pour toutes les familles comme le prévoit la Déclaration Universelle des Droits des Peuples signée à Alger le 4 juillet 1976.

· la restitution de leurs archives et de leur État-Civil,

· le classement de leurs tombes en Afrique du Nord dans le cadre des biens de l’humanité.

 

Dans l’attente, et depuis le 1er octobre 2016, la Fédération des Deux Rives s’est dotée de

· deux associations, PNMA pour les particuliers et COMPAS pour les associations et les entreprises,

· deux sociétés, CERDAN, pour les relations commerciales, la communication et les emplois, et la SCI FDR pour acquérir et mutualiser nos territoires et domaines nouveaux.

 

Ces structures sont largement ouvertes à celles et ceux qui veulent nous rejoindre et s’associer à nos efforts.

D’autres créations vont voir le jour afin de mettre en place cette puissance qui nous permettra d’être comparés, toutes proportions gardées par ailleurs, aux Israéliens.

 

Les Pieds-Noirs et leur amis nous rejoignent tous les jours et de toutes parts pour demander l’attribution de leurs nouveaux certificats de nationalité.

 

Le monde change. C’est désormais un fait certain.

Le mensonge et la trahison,qui ont présidé au martyre d’un peuple, vont être dévoilés.

 

Un Patriarche orthodoxe a reconnu par écrit à Paris, cette année, devant un certain nombre de personnalités que :

 » Le Peuple Pied-Noir, par les massacres, l’exode et la dispersion qu’il a affrontés, est un peuple saint et martyr qui doit être honoré et reconnu ».

 

Aujourd’hui, les Pieds-Noirs sont plus de 5 millions répartis sur les 5 continents.

Demain, le drapeau de leur État flottera sur divers bâtiments.

 

La Fédération des Deux Rives se construit, jour après jour, défiant le temps et les hommes pour la prochaine résurrection d’un Peuple et d’une Nation qui n’ont jamais démérités …

 

Le sang pur des victimes que nous sommes a abreuvé les sillons; et la terre a permis de produire de beaux fruits.

 

Un jour nos enfants chanteront à pleins poumons ce dernier couplet de la Marseillaise :

Nous sommes entrés dans la carrière,

Quand nos aînés n’y étaient plus ;

Nous y avons trouvé leur poussière

Et la trace de leurs vertus. (Bis)

Bien moins jaloux de leur survivre

Que de partager leur cercueil

Nous aurons le sublime orgueil

De les glorifier et de les suivre.

 

Jacques Villard

Président de la Fédération des Deux Rives

État Pied-Noir à l’Ouest de la Méditerranée

Sisyphe ( Capitale de l’État en exil) le 25 décembre 2020

Contact : jacquesvillard34@gmail.com