Macron-Stora, parlez-nous du massacre de la famille Ortega…

Famille Ortega

Je m’adresse directement à vous, Emmanuel Macron, président de la République, et à votre complice, Benjamin Stora. Vous venez de reconnaître, en vous soumettant aux exigences des Algériens, le suicide de l’avocat Ali Boumendjel, l’un des responsables de certaines actions du FLN, comme susceptible d’être un crime commis par l’armée française et cela uniquement sur les écrits d’un affabulateur nommé «Aussaresses» qui, à lui tout seul, aurait assassiné je ne sais combien de terroristes et gagné la « Bataille d’Alger » en 1957.

A votre tour, réclamez du gouvernement algérien des excuses pour les crimes atroces commis sur des innocents qui n’étaient pas leurs ennemis, comme vous allez pouvoir le constater :

Il était 11 h, ce jeudi 1er mars 1962. L’air était doux, le ciel et la mer bleus, le soleil brillait au firmament sur Mers-el-Kébir, en banlieue oranaise, et cela laissait supposer une journée des plus radieuses, lorsqu’un groupe de musulmans, encadré par des femmes, fit irruption dans la conciergerie du stade de La Marsa, tout près de la base militaire.

Dans une véritable crise de folie meurtrière collective, les hommes s’emparèrent de la gardienne, Mme Josette Ortéga, une européenne âgée de trente ans et, sans la moindre raison, faisant preuve d’une barbarie monstrueuse, ils la massacrèrent à coups de hache.

Couvertes de plaies affreuses et dans un ultime effort, Josette Ortéga tenta de s’interposer entre ses bourreaux et son petit garçon, André, âgé de quatre ans. Déchaînés, ils la frappèrent encore et encore puis, quand il ne resta plus qu’une loque sanguinolente, ils se jetèrent sur l’enfant et lui broyèrent le crâne contre le mur.

Ils s’apprêtaient à partir lorsqu’ils virent arriver une petite fille avec des fleurs à la main. C’était Sylvette, 5 ans, qui venait de cueillir les fleurs dans le jardin. Aussitôt ils se ruèrent sur elle et la frappèrent à coups de pieds et de poings puis, pour l’achever, la saisissant par les pieds ils la fracassèrent également contre le mur, comme son petit frère.

Quand Jean Ortéga, employé à la direction des constructions navales, franchit la grille du stade, le silence qui régnait le fit frissonner. D’habitude, ses enfants accouraient, les bras tendus dans un geste d’amour. Une angoisse terrible le submergea. Il s’approcha lentement, regardant autour de lui puis, là, dans la cour, le petit corps désarticulé, tenant encore dans ses mains crispées des géraniums, la tête réduite en bouillie et baignant dans une flaque de sang noirâtre.

N’êtes-vous pas bouleversé, comme je le suis, Emmanuel Macron ?

Et si cela ne vous suffisait pas, voici l’une des autres barbaries que vous pouvez soumettre à votre complice Stora :

Le 20 août 1955 à 12 h, une katiba (bande de terroristes-égorgeurs du FLN), armée jusqu’aux dents, a massacré 123 habitants (71 européens, 52 musulmans et 120 disparus).

Cela s’est passé à El Halia, petit village minier près de Philippeville, où les Arabes et les Français cohabitaient en parfaite osmose. 250 familles algériennes ainsi que 130 familles européennes, travaillaient dans la mine, dirigée par un jeune ingénieur, M. Revenu, nommé tout récemment.

Le responsable local du FLN se nommait Zighout Youssef.

Mais plutôt que de laisser des gens raconter ce qu’ils n’ont pas vécu, je préfère laisser la parole à Marie-Jeanne Pusceddu, qui était sur place ce jour-là (Marie-Jeanne a été recueillie, après l’indépendance, et dès son arrivée en métropole, par les sœurs de Saint-Vincent de Paul à Lacanau-les-Bains (Gironde) :

« Il était 12 h lorsque nous avons entendu des coups de feu et les youyous des mauresques. Tous les hommes travaillaient à la mine. Ma belle-sœur, Rosé, sa petite dernière, Bernadette (3 mois) dans les bras, et ses enfants, Geneviève 8 ans, Jean-Paul 5 ans, Anne-Marie 4 ans et Nicole 14 ans, sont venus se réfugier chez nous. Il y avait ma mère, mon frère Roland, 8 ans, mes sœurs Suzanne, 10 ans, et Olga 14 ans, et mon mari qui venait de rentrer pour déjeuner avec nous. Mon autre fils, Roger, 17 ans, travaillait à la mine.

*Les fellaghas ont fait irruption en cassant la porte à coups de hache. C’était Chérif qui les dirigeait. Chérif, le chauffeur de taxi, notre ami, lui qui avait assisté à notre mariage et était venu nous chercher à la gare à notre retour du voyage de noces. C’est lui qui commandait les fellaghas qui hurlaient : « Nous voulons les hommes ».

Chérif a tiré en pleine poitrine sur ma pauvre mère avec son fusil de chasse. Elle est morte sur le coup, avec Roland dans ses bras, grièvement blessé. Rosé a été tuée dans le dos et son bébé écrasé contre le mur. Ensuite Chérif a tiré sur moi et j’ai reçu la balle à hauteur de ma hanche. Olga, ma sœur, a été violée puis assassinée et mon autre sœur, Suzanne, blessée à la tête (elle en porte encore aujourd’hui la marque).

*Toute la famille Azaï a été également massacrée à coups de couteaux, la sœur de ma mère, son mari, ses deux filles, dont l’une était paralysée, et son autre fille, qui arrivait de France en vacances, déchiquetée à coups de couteaux avec son bébé.

*A la mine, le massacre s’est poursuivi. Mon frère assassiné, mon cousin Julien également alors qu’il se trouvait au restaurant. Pierrot Scarfoto, à coups de fourchette et les testicules coupées et enfoncées dans la bouche, tout comme mon neveu, René. Mon père, sourd de naissance, blessé s’est réfugié dans une galerie abandonnée où on ne l’a retrouvé mort que 15 jours plus tard. 13 membres de ma famille abattus ce même jour. »

Je ne vous demande pas de recevoir à l’Elysée les survivants de toutes ces tueries, il n’y aurait pas suffisamment de place, je vous sollicite tout simplement pour que vous réclamiez également repentances et excuses aux Algériens pour ces massacres d’innocents qui n’étaient pas en guerre contre le FLN.

 Manuel Gomez