L’État Pied-Noir au temps présent

Si nous comprenons les légitimes aspirations du peuple du Sahara Occidental, nous ne pouvons admettre vos encouragements, non dissimulés, à l’action armée du Polisario et des organisations qui se réclament de sa paternité.

Le sort pacifique du Sahara Occidental doit être négocié avec le Royaume du Maroc, la Ligue Arabe, l’Union Africaine et l’O.N.U.

Lorsque nous avons présenté la demande d’adhésion de notre Etat à votre organisation, vous nous avez précisé que nous devions la négocier, au préalable, avec la Vème République française et la Ière République algérienne.

Encore faut-il que les représentants des deux systèmes  acceptent de nous recevoir ?

Ce qui n’est pas le cas actuellement.

Nous ne sommes pas une organisation terroriste mais un Peuple et une Nation  de paix et de solidarité en Méditerranée qui méritent de retrouver un territoire.

Il nous semble que vous construisez désormais une politique internationale anglo-saxonne à géométrie variable.

De ce fait, vous semblez perdre votre légitimité d’indépendance d’esprit.

Pour pouvoir élargir notre audience, comme nous le recommande l’O.N.U, nous  entendons participer à la mise en place d’une Union des Peuples et des Nations d’Expression Francophone.

Ce sera l’un de nos objectifs pour l’année 2021.

Nous espérons que vous aurez le courage politique de nous répondre et d’entamer avec notre État les entretiens nécessaires à une clarification de votre démarche internationale.

Pour notre part, nous sommes prêts à soutenir l’action d’apaisement de Son Altesse Sérénissime, le Roi Mohammed VI.

Un nombre important de nos citoyens bénéficie de la double nationalité.

Il nous semble donc normal de ne pas souhaiter une certaine insécurité au sein du Sahara Occidental. 

Je vous prie de croire, Monsieur le Secrétaire Général, à l’expression de notre parfaite considération.

 

Monsieur Jacques Villard
Président en exil de la Fédération des Deux Rives.
État de souveraineté territoriale à l’Ouest de la Méditerranée.

 

Sisyphe, le 13 décembre 2020

 

Sisyphe est la capitale occupée militairement de notre État, sans droit, ni titre, ni paiement  par des forces étrangères comme 57 autres domaines situés principalement en France et dont nous demandons la restitution immédiate.